• Association des Plaisanciers de Port-Dielette
  • : Favoriser, soutenir ou initialiser toute action visant à : La défense de la liberté de l'usage de la mer et notamment de la pêche de plaisance sans aucun but lucratif. La Sauvegarde et la Protection de la faune, de la flore et du littoral et le Respect de l'environnement et du cadre de vie. Le Développement des qualités morales et de Solidarité entre gens de mer.
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Coups de gueule

Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 12:00

 

 

 

                              L’Oréal, et bien d'autres grands pourvoyeurs de produits sublimement et richement emballés dans du plastique, maître du packaging, sauront t-ils faire un pas dans le sens du « moins d’emballages »? Comment fait-on prendre conscience au consommateur que  l’emballage plastique de son gel douche ou shampooing restera sur la planète après avoir quitté sa salle de bain?

 

plastic

 

                              Aujourd’hui, non seulement la mer n’a plus (beaucoup) de poissons, mais elle est gavée de plastique. Certains endroits du globe font froid dans le dos : ainsi l’existence du « trash vortex » ou « Pacific Garbage Patch », constitué de dizaines de millions de tonnes de déchets…
 

 

                              Par les courants marins, ces déchets convergent et s’entassent dans une zone bien spécifique du Pacifique, grande comme la France (voire plus). On peut regretter que ce phénomène ne se produise pas plus près de nos côtes ; nous sommes malheureusement dans une société qui considère que ce qu’elle ne voit pas n’existe pas. Donc peu de mobilisation médiatique sur ce grand océan de déchets.
 

 

                              Les conséquences de cet amoncellement sont un impact direct sur la faune et la flore : les animaux s’étouffent en ingérant du plastique, sont coincés dans des filets et autres emballages… Sans compter les substances qui peuvent se dégager de ces déchets, et peuvent provoquer maladies, malformations….
Pas de bons ou de mauvais points ; les faits sont là. Maintenant, suffisent les discours, il est temps d’agir. Et autrement qu’en se collant une étiquette verte (pour le moment) injustifiée. 


 

 

 

 

                              Qu'est-ce que bouteilles, filets, sacs de plastique et toute une panoplie de dérivés de polymères ont en commun...tous se retrouvent parmi les détritus qui composent le continent flottant. Il y a littéralement une île de plastique qui s'est formée dans le Nord-est du pacifique, soit entre Hawaï et la Californie et ce en raison de l'être humain seulement. Bien que dit de cette manière, cela semble plutôt chimérique, les données recueillies à ce jour sont là pour nous rappeler qu'il s'agit bel et bien d'une problématique concrète. À ce jour, cet amas de plastique à la dérive fait plus 3,43 millions de km2 et pratiquement 30 mètres de profondeur à certains endroits. À ce rythme effréné, dans un peu moins de 20 ans, cette « marée montante de plastique » occupera un espace si important qu'elle sera comparable à la taille de l'Europe selon certaines estimations.
 

 

                              Évidemment, ce phénomène menace la vie animale qui s'y trouve. De ce fait, il importe de savoir que plus de 1,5millions d'animaux marins sont la proie de ce plastique chaque année. Cette myriade de déchets s'est en fait logée à cet endroit précis de l'océan en raison des courants marins qui convergent tous vers cette zone où il n'est pas rare que la quantité de plastique soit 10 fois plus élevée que le plancton. Ce même plancton est à la base de l'alimentation de bien des espèces marines, comme les baleines. De ce fait, plusieurs animaux confondent plastique et nourriture. À titre d'exemple, les tortues de mer ingèrent trop souvent des sacs de plastique, les méprenant avec des méduses, causant, règle générale, leur mort. Ainsi, l'écosystème de ce milieu s'en voit totalement chamboulé. Selon le rapport de Greenpeace, plus de 267 espèces seraient touchées par cet ossuaire d'ordures. De toute évidence, cet amalgame de matières résiduelles est une réelle menace pour la faune et la flore maritime.
 

 

 

plastic (1)  

 

                              Néanmoins, la situation n'aurait jamais pris une telle ampleur s'il n'avait pas été de l'homme. Chaque année, parmi les 260 millions de tonnes de plastique produites, plus de 9% se retrouvent dans les océans. Bien que ce pourcentage puisse sembler faible à la lecture, il s'agit d'un chiffre qui devrait être pris au sérieux puisqu'il y a 5 ans, selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement, on trouvait plus ou moins 46 000 morceaux de plastique tout les 2,5km d'océan. Bref, suffisamment de plastique baigne dans nos mers pour nuire sérieusement à l'environnement. Pour ainsi dire, quasiment 80% des déchets flottants proviennent des terres. Non seulement ces débris à la dérive nuisent à la vie maritime, mais ils prennent des décennies voir un millénaire à se décomposer...
 

 

                              Même si cette île de plastique n'est pas encore observable à partir des rives, il ne faut pas pour autant la prendre à la blague. Pour l'instant, elle menace « seulement » la vie maritime environnante, mais les pronostics n'ont rien d'encourageant. Ce plastique qui continue d'accumuler les morts d'espèces animales, pourraient bientôt avoir des répercussions désastreuses sur les êtres humains. D'ailleurs, pareille situation est en train de se produire dans l'Atlantique...Chose certaine, même s'il est pratiquement impossible de faire disparaître en totalité les différents déchets présents en ce moment, certains font leur part pour tenter de freiner l'expansion de cette soupe de plastique. En effet, les bouteilles de plastique d'une compagnie américaine(Method) sont désormais composées à 25% de plastique que l'on retrouve dans l'amalgame de détritus qui se niche dans le pacifique et à 75% de plastique recyclé. Comme quoi tout n'est pas totalement perdu...

 

 

Des sites à voir également: là   et  

 

 

 

 


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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 06:00

 

 

 

 

                              On constate avec amertume la diminution progressive de certains éléments de la faune côtière.
                              Le fait n'est malheureusement que trop vrai. Jour après jour, ou plutôt an après an, les pêches réalisées par les pêcheurs à pied, tout au long du littoral de l'Atlantique et de la Manche, s'amenuisent à la manière de la fameuse peau de chagrin. Là où l'on pêchait sans difficulté, en une marée de trois heures, cinq à six beaux homards, une cinquantaine d’anglettes, un bon pot de bouquets (deux litres, donc deux kilos environ), c'est à peine si on parvient à récolter une cinquantaine de brins de crevette rouge.

 

 

Diélette homard

 

                              Quant à l'anglette (étrille) ou au homard, on ne les cite plus guère que pour mémoire, en basse eau,  il faut être un pêcheur émérite pour en dénicher, au croc ou à la fouëne.
Pourtant le savoir-faire des pêcheurs à pied n’est pas ici en cause, fidèlement retransmis par les traditions locales ; les marées battent toujours de la même manière les algues, goémons et varechs, qui couvrent les plateaux rocheux à basse mer, semblent être de même espèce qu'il y a trente ou quarante ans, l'eau paraît disposer de la même teneur en sel et en iode. Et ce qui est caractéristique, et  troublant : c'est qu’au large, en eau profonde, en tout cas au delà des limites du zéro des cartes, là où la mer ne découvre jamais, les richesses crustacières de nos côtes semblent demeurer inchangées, au moins en état d'appauvrissement moins sensible.

 
                              La raréfaction des crustacés côtiers, homard et crevette rouge, est due surtout, je crois, à des causes de pollution, au premier rang desquelles il faut sans doute incriminer le fuel. Ce phénomène de disparition progressive a commencé en effet à se manifester dans les années soixante, à partir du moment où la substitution du moteur à la voile, le développement des tracteurs et des diesels ont répandu à la surface des eaux basses, par voie d'éjection ou de perte, de minces pellicules de fuel. Les côtes de France, notamment dans le voisinage des ports de commerce ou de pêche, ont été directement frappées par cette transformation profonde des modes de navigation. C'est à telle enseigne que le parfum même de la basse mer s'en est trouvé modifié. Là où on respirait à plein nez les effluves pénétrants du sel et surtout de l'iode, en fonction des rochers à varech proches, l'odorat ne perçoit plus guère aujourd'hui que des relents mazoutés.

 

 

fuel

 
                              Sans être grand devin, on peut supposer que le contact de ces nappes huileuses est de nature à entraver la reproduction crustacière, voire à compromettre la continuité de l'espèce.
Mais le fuel n'est pas le seul ennemi public du crustacé.
Si cette cause de disparition progressive demeure lente, bien que durable, d'autres raisons occasionnelles parachèvent l'œuvre destructrice.

 
                              C'est d'abord le cas des pêcheurs en bateau. Tandis que ceux-ci poursuivent en bateau le même objectif que les pêcheurs à pied, homard et bouquet, au moyen de casiers ou de nasses qu'ils déposent au delà de la limite des basses eaux, aux environs du zéro des cartes, point d'élection de notre gibier sous-marin, pour les y « relever » à la marée suivante. On peut croire que le crustacé, moins sot qu'on ne le pense, a depuis longtemps flairé les dangers du fuel, à supposer ainsi qu'il s'efforce, dans la mesure des lois de sa race, à se réfugier de l'autre côté de ce fictif rideau de mer qu'est le point de l'étale. Il en va ainsi, particulièrement, des femelles, qui aiment à déposer leurs œufs en eau paisible.

 

GM (1)

 

                              Sans vouloir jeter exclusivement la pierre aux pêcheurs en bateau, il ne faut pas oublier non plus, je le dis au passage, que certains pêcheurs à pied ajoutent inconsciemment à cette destruction, en ramassant sans distinction moyennes ou grosses pièces et menu fretin, détruisant ainsi la couvée dans l'œuf. À cet égard, nombre d'estivants parisiens ou de banlieue s'obstinent à qui mieux mieux à tuer sûrement la poule aux œufs d'or, sans soupçonner le moins du monde la portée de leurs ravages. Mais pourrait-on leur en vouloir quand on sait ce qu'ils ignorent, quand on voit aussi avec quel détachement des choses de la mer les grands quotidiens et les revues de tourisme se refusent à initier leurs lecteurs aux divers moyens de pêcher au bord des plages, avec fruit et discernement, comme si la pêche côtière à pied n'était et ne pouvait être que passe-temps de gamins ?

 

 

Grande Marée  

 
                              À tant de causes variées, d'inégales incidences sur le sort de la crevette ou du homard, viennent parfois s'adjoindre des motifs accidentels de destruction de l'espèce.
On ignore trop, par exemple, que les coups de gel, s'ils tombent sur une « découverte » de grandes marée, provoquent par inhibition la mort d'un grand nombre de crustacés. Non que le froid les tue directement, ce qui demeure tout de même assez rare chez nous, mais il les paralyse au sec, leur interdisant tout moyen de nager dès que la mer remonte. Le résultat immanquable, c'est que ces crevettes ou homardeaux se laissent alors rouler par le flux bien loin de leurs gîtes naturels, le plus souvent vers des côtes sableuses où ils s’échouent à mer pleine, pour y crever.


                              De toutes parts, les amateurs dont nous sommes se plaignent de la rareté et de la pauvreté de leurs prises. Tant de causes diverses : le fuel, les hivers rigoureux d'avant-hier, les pêcheurs à pied maladroits et les pêcheurs en bateau avides, se liguent contre la gent crustacière et en amenuisent jour après jour les populations. On se demande avec quelque inquiétude où et quand cela s'arrêtera, et même si cela cessera jamais ...

 

 

 

                                                                                              Colobes

 

 

 

 


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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 11:30

 

 

 

                              

 

                                Verdissement du Droit Annuel de Francisation des Navires 


                              Lors de son déplacement à Crozon le 7 juillet 2011, le Président de la République a annoncé le verdissement du droit annuel de francisation des navires (DAFN) et le transfert progressif d'une soixante de phares au Conservatoire, afin de faciliter leur mise en valeur patrimoniale.

 

                    1 - Le droit de francisation (DAFN) est dû par les propriétaires des navires de plaisance et de sport (exonération pour les navires de commerce et de pêche), battant pavillon français. Il est assis sur la longueur de coque et la puissance administrative du moteur exprimé en chevaux.
Les navires de plaisance et de sport dont la longueur de coque est inférieure à 7 m et dont la puissance est inférieure à 22 CV sont dispensés de l'obligation de francisation et ne sont pas soumis au paiement du droit.

 
                    2 - Le produit du droit est affecté au Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres (CELRL) jusqu'en 2011.
Toutefois, s'agissant des navires de plaisance dont le port d'attache est situé en Corse et qui ont stationné en Corse au moins une fois sur l'année écoulée, le taux du droit est fixé et le produit de la taxe est perçu par la collectivité territoriale de Corse.
L'affectation de l'intégralité du DAFN (hors produit spécifique à la Collectivité territoriale de Corse) au Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres (CELRL) a été décidée en 2005 par le Président de la République, à l'occasion du 30ème anniversaire du Conservatoire. Cette affectation intégrale avait pour objectif d'augmenter et de pérenniser les ressources de l'établissement dans la perspective de protéger le « tiers naturel » à l'horizon 2050. Cet objectif de protection du « tiers naturel » est inscrit dans la Stratégie à long terme du Conservatoire et dans le contrat d'objectifs signé avec l'État le 19 juin 2009 qui a fixé un rythme d'acquisition de 2 500 ha/an pour y parvenir. L'affectation du DAFN permet actuellement au Conservatoire de maintenir un rythme d'acquisition élevé et d'exercer ses responsabilités de propriétaire sur un patrimoine en augmentation constante composé d'espaces, qui au moment de l'acquisition, sont le plus souvent dégradés.

 
                    3 - Le discours du Président de la République annonce la mise en œuvre de plusieurs engagements du Grenelle de la mer :
- l'engagement n° 57 e) du livre bleu du Grenelle de la mer prévoit de verdir le droit annuel de francisation et de navigation (DAFN) afin d'encourager une pratique responsable de la navigation de plaisance et des sports nautiques. Ce verdissement prend deux formes :
             -l'introduction dans le champ du droit de francisation des véhicules nautiques à moteur (VNM) qui, malgré une forte motorisation et de fortes nuisances, échappent à la taxe. Cette extension de l'assiette pourrait rapporter 5 à 6 M€ supplémentaires chaque année ;


             - le rééquilibrage des deux critères de taxation en abaissant de 16 à 20 % la part du DAFN liée à la longueur de coque et en augmentant de 7 à 11 % la part liée aux moteurs. Ce rééquilibrage se fait à produit constant, il est sans conséquences sur le produit du DAFN ;

 
             - par ailleurs, l'engagement n° 103 a du Livre bleu du Grenelle de la mer prévoit la définition de nouvelles modalités de gestion des phares pour permettre leur valorisation patrimoniale, en lien avec le Conservatoire. Le produit supplémentaire généré par la soumission des VNM au DAFN doit permettre au Conservatoire de réaliser les travaux de maintien et/ou de restauration de ce patrimoine bâti.

 
                    4 - La réforme proposée vise à mettre en œuvre les annonces du Président de la République :

 
            - « verdissement » du DAFN, conformément aux préconisations du Grenelle visant à lier davantage l'assiette du DAFN aux externalités négatives engendrées par les navires de plaisance en renforçant le poids de la taxe assise sur les moteurs et en taxant les VNM;
            - utilisation des moyens supplémentaires générés par le verdissement pour permettre au Conservatoire de procéder aux travaux de restauration coûteux indispensables à la pérennité des phares.

 

 

 

 

                              Vous trouverez ci-dessous la loi de finance rectificative n°2011-1978 du 28 décembre 2011 indiquant que le code des Douanes est modifié sur le calcul du montant du DAFN en 2012 .
Ainsi, la baisse sur les coques varie de 16 à 20% ;
L’augmentation sur les moteurs varie de 7 à 11%
Les A, B et 1er alinéa du C et le d du tableau de l’avant dernier alinéa de l’article 223 du code des Douanes, qui concerne les véhicules nautiques à moteur ne seront mis en application qu’en janvier 2013.
                                          vache à lait


               Nouveaux tarifs en vigueur

 

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                                   La navigation de plaisance est la Vache à lait des finances publiques. De fait, quoi de plus facile que de taxer un loisir! Surtout lorsqu'il s'agit d'un loisir considéré comme "dispendieux". Après-tout, un bateau de plaisance n'est jamais qu'un trou dans l'océan, dans lequel on jette un gros paquet de pognon...

                                                                                          Wily Gull

 

 

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