• Association des Plaisanciers de Port-Dielette
  • : Favoriser, soutenir ou initialiser toute action visant à : La défense de la liberté de l'usage de la mer et notamment de la pêche de plaisance sans aucun but lucratif. La Sauvegarde et la Protection de la faune, de la flore et du littoral et le Respect de l'environnement et du cadre de vie. Le Développement des qualités morales et de Solidarité entre gens de mer.
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Coups de gueule

Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 07:00

 

 

 

 

                              Changer de mentalité et d'habitude.

 

                              D'un côté, le progrès galope vers des sommets jamais atteints : câblage de toute l'Europe en fibre optique, occupation du ciel par les satellites, révolution de la génétique, de l'informatique… De l'autre, la planète souffre chaque jour davantage des conséquences de ce progrès.

                              Quel changement opérer face à cette pollution permanente et grandissante de la mer malgré les efforts réels d'assainissement ? La réalité est lourde : chaque année, les hommes rejettent 5 millions de tonnes de déchets à la mer, sans compter tous ceux qui viennent de terre, ni les mille millions de tonnes d'hydrocarbures et d'eaux polluées en tout genre.

                              Chaque année, les activités des êtres humains rejettent 7 milliards de tonnes de gaz carbonique, (64% proviennent des pays industrialisés), dont 5 viennent grossir le couvercle de la "serre atmosphérique" et 2 se retrouvent en mer.

C'est une authentique folie qui ne semble pas s'arrêter là ! Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 40% depuis 1990.

                              C'est la main de l'homme qui est l'instrument de cette course folle, c'est-à-dire nos mains à nous tous, il faudra donc s'adresser au cerveau, éveiller les consciences et y puiser les gestes salutaires pour la survie de la planète. À l'image du poisson, l'être humain se dégrade d'abord par la tête ; le drame est qu'il n'en a souvent pas connaissance. Le premier changement à opérer, c'est donc un changement de mentalité de façon à ce que chacun en mer et à terre devienne plus responsable de ses gestes, de son mode de vie, de sa pensée, de son environnement proche et lointain. Cette situation souligne que le principe "qui pollue, paie" est insuffisant car celui qui a du fric s'arrogerait le droit de polluer la planète !

                              6 attitudes ou traits de mentalité responsables

 

                              Commencer par soi-même

                              À l'image du pêcheur de la bande dessinée qui finit par ramener ses déchets à quai, ce serait à chaque pollueur de toute la filière, de la montagne à la mer, de faire un examen de conscience et de se responsabiliser : car l'eau c'est notre vie à tous et à chacun ! La propreté de la mer et des rivières, ce n'est pas que l'affaire des marins ou des pouvoirs publics, c'est notre affaire à tous, enfants, jeunes, adultes de la Côte comme de l'intérieur des terres.

Il s'agit de se dire : "moi aussi, pêcheur, agriculteur, travailleur, industriel, politique ou fonctionnaire, je suis un maillon responsable de la chaîne de la vie, un citoyen" en prenant conscience une fois pour toutes que la mer est un milieu vivant dont nous, humains, nous ne sommes pas propriétaires mais gestionnaires au niveau personnel, communal, départemental, inter-régional, européen, mondial. Il n'y pas de geste insignifiant en matière de contamination. Tout geste est important !

 

                              Produire, agir, en respectant les lois en vigueur,

 produire du foie gras, du maïs, du fromage, des jambons, des truites de pisciculture, pêcher des anchois ou des dorades, construire des avions, développer le tourisme, l'artisanat, les services, c'est indispensable à la région. Mais l'heure est venue de faire tout cela en s'occupant de la pollution générée par toutes nos activités…

Il s'agit donc ni plus ni moins de se préparer à une nouvelle civilisation où la qualité de l'eau est non pas au bout de la chaîne, après tout le reste, mais au début, au milieu et à la fin. Si chacun applique les réglementations qui lui correspondent à terre et en mer, il y aura moitié moins de pollution et un peu plus de ressource en mer.

 

                              Avoir l'habitude de se préoccuper de celui qui est en aval, plus bas que soi.

                              D'ordinaire, on ne "balance" pas sa poubelle du 3e étage au second. Pourtant dans la nature c'est une cascade de polluant de haut en bas !

Il est opportun d'encourager les élus pour que le schéma d'assainissement soit appliqué en montagne, en plaine, en vallée, sur les villes du littoral, et en mer sur les bateaux, sinon c'est le rez-de-chaussée, c'est-à dire la mer qui prend tout, et les habitants du rez-de-chaussée ce sont les poissons.

 

                              Penser globalement et agir localement, Agir globalement et penser localement.

La pollution de la mer est un problème mondial et en même temps local et personnel.

C'est bien de changer le monde, c'est mieux de balayer devant sa porte et d'avoir le souci de l'assainissement de ses eaux usées. C'est bien de se lamenter sur le sort de l'ours polaire, des manchots des Kerguelen ou de la forêt amazonienne, c'est mieux de voir ce que deviennent les poissons de notre littoral, en Manche, en Bretagne, en Gascogne ou en Méditerranée. À l'inverse, on a beau avoir les eaux aussi pures et claires que l'eau de roche sur la Côte Basque, si la mer continue à charrier toute sorte de contamination venant de partout, la ressource sera-t-elle plus avancée ?

Peut-on longtemps améliorer ses propres conditions de vie et en même temps ignorer les millions d'êtres humains vivant dans une situation infrahumaine, manquant entre autres d'eau potable ?

La pollution comme la misère sont une conséquence du mode de vie des hommes. Le Sommet de la Terre de Rio l'avait amplement souligné : l'action est locale et internationale.

C'est là que réside le défi : Penser globalement et agir localement, agir globalement et penser localement

Un jour de 1985, un comédien artiste, révolté par le malheur, inventa les "Restos du cœur", donnant à manger avec les excédents alimentaires. Cette action continue à soulager des millions de personnes à travers le monde. Un moine commença à ramasser des chiffons et des cartons avec un ex-détenu dans la rue, l'hiver 1954 :

Aujourd'hui, des milliers de "chiffonniers d'Emmaüs" créent des emplois et répondent aux besoins des consommateurs à partir de la récupération. Ces actions aujourd'hui internationales ont commencé un jour par une personne, un geste.

Un jeune pêcheur a commencé à ramener ces déchets à quai, en 1995 ; depuis, cette action est entrée dans les mœurs de plusieurs ports du littoral français.

La loi sans les mœurs, sans les actions, c'est comme une partition de musique sans musicien ou une voiture sans chauffeur. Les mœurs commencent toujours par une petite action qui devient peu à peu un mouvement de masse. Il en est de même avec plusieurs mouvements de défense de la nature.

 

                              Que chacun se pose ces deux questions : "que représentent la mer ou les cours d'eau pour moi ?" "Pourquoi néglige-t-on un tel bien public ?"

                              L'homme a pris beaucoup de distance par rapport à la Nature et à ce qu'on appelle le bien commun, la chose publique ! Si on jetait dans son jardin tout ce qu'on déverse en mer, on ne pourrait plus sortir de la maison ; ce serait l'asphyxie générale. La question est de savoir : pourquoi on prend soin de son jardin et pas de la mer ? Ce qui est en jeu, c'est notre relation avec la mer, "Bien commun de l'humanité" malmenée par tous les "chacun pour soi"

                              En effet, pourquoi vide-t-on son cendrier dans une aire d'autoroute ou une plage et ne le fait-on pas dans son salon ? Pourquoi, les jours des grands flux migratoires de Juillet et Août, les aires de repos ressemblent à des déchetteries alors que notre garage est aussi propre qu'un laboratoire ? Pourquoi les plages sont jonchées de papiers, plastiques, bâtonnets de glace, tubes d'ambre solaire, mégots de cigarettes, seringues, kleenex…

                              Les soirs d'été… malgré les sacs "vacances propres" tous les vingt mètres ? Pourquoi le lendemain des grandes fêtes populaires, ce sont des camions entiers de détritus qu'il faut ramasser alors qu'on scandera les chants en faveur d'un pays propre ? Pourquoi ? Il en est de la mer comme de l'aire de repos. On ne respecte pas l'océan car elle n'a pas de propriétaire, elle est un bien commun, à tout le monde et à personne ! Elle s'offre gratuitement au tout venant au risque d'être dégradée ! Les hommes n'oublient-ils pas que la planète Terre est "leur" planète ?

                              L'éducation à l'écologie, la formation permanente, l'information de l'école à l'entreprise en passant par les loisirs, devraient être un grand champ de bataille. Les jeunes générations des lycées maritimes et des lycées agricoles  reçoivent un cours approfondi sur les problèmes d'environnement, de gestion responsable des cours d'eau et du respect de l'écosystème marin. Les jeunes, marins ou producteurs ruraux, sont avides de pratiquer leur métier dans le respect de la nature. C'est un motif d'espoir.

 

                              "Nous n'héritons pas de nos parents, nous empruntons la terre, la mer à nos enfants"

                              Une bonne manière d'acquérir un comportement responsable vis-à-vis de tout bien privé ou public, et surtout de la nature, c'est de penser aux générations à venir. Il s'agit d'offrir la meilleure nature possible, aux enfants, aux générations futures et aussi de leur donner l'exemple d'une gestion responsable de l'environnement. De cette attitude dépendent non seulement les activités économiques liées à la mer, mais aussi l'agriculture, la sauvegarde de notre santé, un meilleur partage, la survie de notre planète.

                            Il s'agit de se dire, "la mer, la montagne, la nature, elles ont été et seront après moi" ! Par conséquent, l'homme n'est pas un roi tout puissant ! Même avec tous les euros ou les dollars du monde, ou avec toutes les armes nucléaires en main, l'être humain n'est qu'un élément de cette nature qui nous accueille et que nous pouvons apprivoiser et améliorer.

                                                                                Wily Gull

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 11:32

 

 

 

 

Bar frayères

 

 

 

 

 

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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 20:30

 

 

 

 

                              6 attitudes non responsables qui entretiennent la pollution.

 

                              "La pollution de la mer et des cours d'eau, ce n'est pas mon problème" !

                              Faire semblant de ne rien voir ou ne pas chercher à connaître la gravité de la pollution de la nature, "faire l'autruche" : en ignorant on élude la question. Il est important que tout terrien ou marin soit conscient que le mode de vie moderne des humains met en danger réel les espèces animales et végétales en mer et à terre et, en fin de compte, l'espèce humaine elle-même.

 

                              "Quand un poisson meurt, l'homme est menacé !" disent les experts.

                              On peut dire la même chose des vaches et des moutons atteints de maladies provoquées par l'homme : quand ils meurent, nous sommes tous menacés.

On l'a vu avec l’ ESB (encéphalopathie spongiforme bovine).

Une infime minorité de la population, celle qui vit au contact quotidien de la nature, ressent cette menace. L'écart entre les gens des villes et ceux de la campagne et de la mer se creusant de plus en plus, il y a une perte de sensibilité des choses naturelles et simples : les saisons, le temps, la lente germination des êtres vivants, l'interdépendance entre l'eau, la terre, l'air, le soleil, la mer. À force de vivre dans le "virtuel", on oublie comment pousse un arbre ! À force de manger des poissons carrés, on ignore ou on oublie que les poissons ont des écailles !

Les vacances sont certainement un moment privilégié pour être à l'écoute de la nature, des agriculteurs, seulement 4% de la population active française, et des pêcheurs, à peine 15.000, 100 fois moins.

 

                              "Ce n'est pas moi, c'est l'autre" !

                              Le marin pêcheur montrera du doigt l'industriel, l'industriel montrera l'agriculteur, l'agriculteur montrera le banquier, le banquier parlera marché, le marchand cherchera l'appui du politique, ce dernier surveillera son électorat… et les poissons n'auront plus le temps de regarder vers qui que ce soit, ils auront viré de l'œil !

 

                              "Il y a toujours eu de la pollution en mer et en rivière" !

                              Ne pas prendre acte des problèmes, tout en les connaissant, sous prétexte que la pollution fait partie du paysage et que c'est en somme normal qu'on pollue puisqu'on l'a toujours fait.

 

                              "C'est grave, mais il vaut mieux se taire !"

                              On sait qu'il faudrait changer d'attitude mais on ne veut pas s'impliquer sous prétexte de sauver d'autres intérêts économiques.

Exemple : "il ne faut surtout pas parler de pollution l'été, les touristes vont partir ailleurs, ou les entreprises vont fermer… il n'y aura plus de maïs, plus de jambons !" La pollution de l'eau est un des premiers problèmes du nouveau millénaire ! L'opinion publique, touristes ou autochtones, n'est pas dupe ; elle est demandeuse d'une alimentation et d'une vie plus saine.

 

                                "Faisons une charte, une étude, une commission pour sauver la mer… pour les mesures concrètes, on verra plus tard !"

                              Les déclarations écologiques de bonnes intentions fusent de partout. Elles sont intéressantes, mais quand il s'agit d'assainir, mille paroles ne valent pas un seul coup de balai ! Ce qui est attendu ce sont des engagements, des actions par rapport à la pollution chimique notamment ; moins de discours, plus de pragmatisme, de cohésion, plus d'application des lois. Il s'agit d'endosser ses propres responsabilités. Si les instances internationales comme l'OMI (Organisation maritime Internationale) n'ont pas plus de poids sur les sociétés privées et les États laxistes, la pollution des océans se développera longtemps encore.

                              Il y d'autres problèmes à terre plus graves que la pollution : le chômage, la faim…

Sauver la nature c'est aussi permettre aux hommes de survivre, la pollution et la justice ont souvent la même source, la lourde main de l'homme. Tous les combats pour la vie sont complémentaires.

                                                                                Wily Gull 

 

 

 

 

 

 

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