• Association des Plaisanciers de Port-Dielette
  • : Favoriser, soutenir ou initialiser toute action visant à : La défense de la liberté de l'usage de la mer et notamment de la pêche de plaisance sans aucun but lucratif. La Sauvegarde et la Protection de la faune, de la flore et du littoral et le Respect de l'environnement et du cadre de vie. Le Développement des qualités morales et de Solidarité entre gens de mer.
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Blog créé le 18 février 2010

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la mouette de Dielette

Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 22:30

 

 

 

                              Permis de chasser et Permis de pêcher en mer : un parallèle pertinent.

                              A ce stade, il est surprenant qu’une réflexion similaire à celle sur la chasse n’ait pas vraiment vu le jour. Certains considèrent que « la chasse au petit gibier a été victime de l’agriculture industrielle et du congélateur ».

                              Gardons-nous que la pêche de loisir ne soit victime des mêmes excès. De simplement récréative, elle change d’échelle quand elle consiste à remplir plusieurs congélateurs, alimenter très au-delà de la table familiale, voire servir de complément de revenu ou d’activité professionnelle non déclarée. Sur le continent, le législateur interdit depuis très longtemps un certain nombre d’outils ou de dispositifs pour protéger le gibier terrestre et pour maintenir l’aspect « sportif » et l’esprit éthique de la chasse. Si le gibier n’a plus sa chance, y a-t-il encore chasse ?

 

contrôles P 007

                              Dès lors, il est curieux de constater que ces principes si bien établis dans le domaine terrestre n’aient pas paru devoir s’appliquer au domaine maritime. Alors qu’il ne viendrait à personne l’idée d’autoriser la chasse au gros gibier avec un détecteur à infrarouge, c’est pourtant bien ce qui se passe pour la pêche avec les sondeurs désormais disponibles pour les plaisanciers. Le rejet du permis de pêcher en mer suscite, lui aussi, quelque étonnement, à moins de rappeler les débats qui ont eu lieu, il y a plus de trente ans lors de l’instauration de l’examen du permis de chasser. Celui-ci ne fait pourtant plus débat. Il est devenu un outil efficace de formation et de sécurité. On comprend mal pourquoi le pêcheur en mer n’aurait pas besoin, lui aussi, d’être mieux averti de la biologie des espèces et des règles de sûreté. Ce pourrait être également une utile école de gestion des pêcheries et de préservation des milieux naturels. S’y ajoutent pour la chasse diverses mesures de gestion qui permettent d’avoir une idée plus précise de l’état des espèces : estimation des populations (comptage), plan de chasse, carnets de prélèvement par espèce ou universel…

                              On peut enfin mentionner la réglementation spécifique à laquelle est soumise la chasse sur le domaine public maritime. En fait, les réticences que suscite un éventuel permis de pêcher en mer dénotent un problème culturel. Les pêcheurs de loisir considèrent encore trop souvent que la ressource est illimitée et que leur impact est faible. Or, comme lors de l’instauration du permis de chasser, c’est l’obligation de gérer et le caractère limité de la ressource qui sont insuffisamment partagés. Il est nécessaire de prendre conscience, même au niveau du pêcheur plaisancier, que la mer ne peut plus être considérée comme totalement libre, non pas parce qu’elle ne serait plus un bien commun, mais bien parce qu’elle est un bien commun qui doit être préservé au profit de tous.

 

contrôles P 006  

                              Grenelle de l’environnement, un résultat en deçà des enjeux

                              A l’issue du Grenelle de l’environnement et du Comité opérationnel n°12 « Gestion intégrée de la mer et du littoral » : « Les participants ont estimé que les objectifs poursuivis pouvaient être atteints en grande partie par des mesures volontaires, et qu’il appartiendrait à l’administration de juger au vu des résultats si des mesures contraignantes devaient être imposées par la loi ou la réglementation » De ce fait, l’idée de la création d’un permis de pêche en mer a été abandonnée au profit d’une simple déclaration gratuite à effectuer une seule fois, d’un marquage des poissons pris (coupe ou entaille de la nageoire caudale) pour éviter leur commercialisation et conclusion d’une charte entre les différents acteurs du secteur. Des sanctions dissuasives comme la saisine du bateau ou du véhicule pourront être prises à la suite d’infractions. Une période de repos biologique pourra être définie de même que de nouvelles tailles limites de capture et certaines espèces pourront faire l’objet de protections spécifiques si elles sont menacées. Un permis sera toutefois créé pour la pêche sous-marine. Cette exception est justifiée par deux motifs : le tableau de chasse important du chasseur sous-marin chevronné et les raisons de sécurité liées au déroulement de l’action de chasse sous-la mer et à la possession d’une arme de 6e ou 7e catégorie soumise à déclaration.  

contrôle

                              Le projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement retient d’ailleurs, dans son article 30 alinéa 4, le simple principe de « l’encadrement de la pêche de loisir » sans plus de précision.

                              Il faut prendre acte des travaux du Grenelle et du COMOP 12 remis en juillet 2008. Un compromis a été trouvé.

                              On estime cependant insuffisantes les mesures proposées au regard des enjeux de préservation et de gestion, de la concurrence réelle qui existe désormais sur certaines espèces entre la pêche récréative et la pêche professionnelle et les tensions sociales croissantes que cela provoque. L’intervention des pouvoirs publics au-delà du consensus trouvé par le COMOP12 est inévitable et souhaitable d’autant que la distorsion créée entre les différents types de pêche récréative n’est pas cohérente avec l’objectif de gestion scientifique des ressources naturelles. Dès lors, il propose une régulation plus rigoureuse de la pêche récréative fondée sur cinq points :

          - une meilleure connaissance statistique grâce à  des recherches scientifiques et à l’initiative des associations (bagues, carnets de prélèvement…),

          - la création, à terme, d’un permis de pêche en mer, soumis à examen, à l’exemple du permis de chasser, conçu comme un outil de formation, de gestion et de sécurité, et s’appliquant à tous les types de pêche récréative à l’exception de la pêche à pied,

          - la limitation des engins de pêche autorisés pour la pêche de loisir afin de préserver son esprit sportif et éthique,

          - la limitation des captures et la cohérence de la réglementation, de telle sorte que lorsque la pêche professionnelle est interdite, la seconde ne puisse être autorisée,

          - le contrôle plus fréquent des débarquements et de l’interdiction de commercialisation par les pouvoirs publics, ainsi que des contrôles systématiques de la pêche à pied lors des grandes marées.

                                                                            origine: le Sénat

 

 


Par le bosco - Qu'en pensez-vous? - Voir les ptits mots
Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 15:20

 

 

 

                               Atelier Vannerie va (2)-border

 

 

 

                   Un stage d’initiation à la vannerie en préparation le week-end du 18 et 19 février avec un maître vannier (confection d’un panier rond) et

 

 un après midi " récolte d’osier " le samedi 4 février après-midi. Contacter Christian pour informations et inscriptions
( christian-jourdain@wanadoo.fr   ou 06 86 50 92 91)
En confectionnant un panier rond, vous apprendrez les bases qui vous aideront par la suite à fabriquer d’autres ouvrages en osier.

 

   



 

 

 

                              Comment utiliser une VHF  Et.n (6)

 

 

 Dimanche 19 février de 10 à 12 heures, informations et inscriptions
 ( phil.omont@orange.fr   ou 06 62 62 23 40)


 



 

 

                              Soirée à thème :                          bar1

 La pêche du bar au leurre souple 

 

 

 

 

 

 vendredi  16 mars à 20 heures 30.Informations et inscriptions au 06 82 59 13 66.

 

    



 

 

                               Comment utiliser un défibrillateur défibrillateur 

 

 Pour une session programmée en Avril, renseignements au 06 82 37 75 62

 

 

 

 

 

 

 

   



 

 

                               Visite du Cross jobourg             Cross 2011 (7)

 

 Pour une visite programmable en avril, inscrivez-vous dès maintenant au 06 76 47 06 54

 

 

 

 

   



 

 

  Pour ces formations, il est indispensable d’être adhérent à l’Association des Pêcheurs Plaisanciers de Port-Dielette ou de prendre une carte de pêcheur à pied pour y participer.

 

 

Pour les ateliers vannerie et VHF ne perdez pas de temps pour vous inscrire !!! 

 

 

 


Par le bosco - Qu'en pensez-vous? - Voir les ptits mots
Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 12:30

 

 

 

                  10. Lessive et autres étendages à bord.

                  11. Divers

 

                              10/ Lessive et autres étendages à bord.

Bien entendu, il est normal et logique de mettre aérer votre sac de couchage ou de faire sécher vos cirés. Cependant, l’étiquette navale demande à ce que votre lessive ne soit pas exposée sur les filières. Aussi, lorsque votre skipper vous demande “ les cales sont sèches ? ”, vous ne devez donc pas regarder les filières ou les drisses et chercher des sous-vêtements, mais voir s’il y a de l’eau dans les fonds…

                              11/Quelques autres règles de politesse

Avec un yacht on ne s’amarre ou ne s’embosse pas sur un autre bateau, même avec une muraille de pare-battages. C’est une faute lourde qui peut entraîner de grosses difficultés, si l’ancre chasse par exemple.

                              L’accostage

                              Avec un youyou, il en est de même en ce qui concerne le principe de l’accostage, sauf que l’on peut être invité à s’amarrer. On accostera alors toujours à l’arrière des haubans. Lorsque le youyou accoste un yacht au mouillage pour lui rendre visite, on le fait sur tribord du visité, mais sur bâbord d’un bâtiment de guerre.

                              Les pare-battages

                              A propos de ceux-ci, ce ne sont pas des instruments servant à la navigation. Ils n’ont donc rien à faire par dessus bord dès que le navire est « en route », donc dès que vous avez quitté le quai. Laisser des pare-battages à poste, même dans l’avant-port, c’est un peu comme de sortir des urinoirs avec la braguette baissée. Qu’on se le dise !

                              Le youyou

                              Un youyou n’est pas à confondre avec une annexe. En effet, l’annexe ne se monte pas à bord, mais se tire derrière. Sur un youyou ou une annexe, les plus jeunes embarquent les premiers et débarquent les derniers en prenant avec eux le bout. Donc le plus jeune doit, à l’accostage, être à l’avant. Comme le côté sous le vent est moins noble, le plus jeune ou celui qui doit le respect s’assiéra sous le vent ou à l’avant.

                              L’accostage de l’annexe

                              Il se fait en principe tribord à quai, même si le pas de l’hélice vous incite à faire l’inverse. On se dégage par l’arrière et non par l’avant.

                              Amarrage à couple (rafting-up aux USA)

                              On ne se mettra en principe jamais tête-bêche. Une attention particulière sera accordée au croisement des mâts. On ne devrait pas s’amarrer à l’extérieur d’un plus petit. L’usage exige qu’on ne modifie pas l’amarrage du yacht ainsi accosté. On doit si possible envoyer ses propres amarres à terre et parer des défenses efficaces. La bienséance demande de ne pas monter sur le rouf du bateau accosté, et de toujours en avant du premier mât. On évitera aussi de regarder par les hublots ou de perturber en mettant par exemple notre musique à fond. Comme déjà indiqué, on ne se met pas à couple d’un navire au mouillage. Par contre, l’amarrage à couple est un droit, que ce soit à quai ou sur des tonnes prévues à cet effet, voire sur un ponton flottant d’attente. Ce droit ne peut être refusé que dans des cas très spéciaux.

                              Les échelles

                              Qu’elles soient extérieures ou intérieures, elles ne sont pas à prendre à la légère. En effet, l’étiquette demande à ce que Madame descende avant ces Messieurs et qu’elle monte en dernier sur la dunette. Il est vrai que maintenant toutes les navigatrices sont en jeans et que la motivation de cette règle peut sembler désuète. Il n’en reste pas moins que même de nos jours, le seuil des passerelles est toujours bien polis, comme un miroir, car les matelots, eux, ne sont pas toujours polis.

                              Le bruit

                              Il n’est pas interdit de faire la fête sur son bateau, mais toujours dans le respect des autres navigateurs. En principe et comme dans la vie de tous les jours, on ne devrait plus faire du bruit passé 22h. Il y a assez de possibilités de continuer de fêter à terre, au bar du coin ou dans tout autre endroit prévu à cet effet.

                              Petite page étymologique

---Bâbord vient du néerlandais « Bakboord », le bord du dos. Ceci vient du fait que sur les navires nordiques comme les Drakkars, la barre se trouve sur tribord, le barreur tournant ainsi son dos sur bâbord.

---Les bâbordais sont les équipiers de la bordée bâbord, celle du second service, les numéros pairs, comme sur les bouées ou autres balises. Ces équipiers étaient de service les jours pairs et à terre les jours impairs. Un avantage pour les bâbordais le 31 du mois qui sera suivi du 1er, soit deux jours à terre !

---Tribord vient de « Stierboord », bord du gouvernail du drakkar ou de l’aviron de queue des anciens navires. Tribord est le bord noble du navire : les officiers accostent sur tribord. Les jeunes ou ceux qui doivent le respect accostent sur bâbord, l’entrée de service. Tribord a le pas sur bâbord. Ne dit-on pas à la droite de Dieu ? Où place-t-on l’invité d’honneur ? La coupée se place sur tribord. Tribord est impair.

---Les tribordais sont les hommes de la bordée tribord, la première de service, de service les jours impairs.

---L’arrière d’un navire est sa partie noble. Au mouillage c’est le côté tribord qui est privilégié; en mer, donc au large, c’est le bord au vent.

                              Eaux territoriales

                              La “ liberté des mers ” est celle qui permet à un navire neutre de continuer à naviguer, même pendant un conflit. Ce principe remonte à Grotius (de son vrai nom Hugo de Groot, jurisconsulte et diplomate hollandais, XXX 1583-1645, auteur du “ droit de guerre et de paix ”). La “ liberté de la haute mer ” est celle qui autorise des pays (avec ou sans accès à la mer) à arborer un pavillon et à naviguer en haute mer. Au début, les eaux territoriales étaient déterminées par le critère de la portée du canon, un peu comme la longueur de la chaîne du chien. Au 18e siècle on peut dire que cette distance passe à 3 milles. Une notion de droit qui n’est devenue internationale que depuis les environs de la fin du 19e siècle.

---Le Président des Etats Unis MONROE, crée en 1823 la convention internationale pour la neutralité maritime et commerciale. Puis, en 1856, c’est la déclaration du Congrès de Paris, qui met fin à la fameuse guerre des courses, à la flibuste, mais non à la piraterie, comme on peut le voir encore de nos jours.

---Une bitture est une chaîne de l'ancre qui file librement de l'écubier quand on mouille l'ancre.

---L’étalingure est la fixation de l’extrémité d’une chaîne sur  l’organeau d'une ancre.

 

 

 

 


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