Sans commentaires.
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Voiçi quelques maquettes réalisées par Monsieur Raymond CRES de Carteret.
La Curieuse
LA CURIEUSE La curieuse est un navire océanographique de type « ketch » c’est à dire deux mats dont le premier est le plus haut. Lancée en 1912 pour une expédition scientifique aux îles Kerguelen sa mission fut de courte durée. En 1914, à la déclaration de la guerre, l’équipage devant rejoindre la France, elle fut désarmée en Australie en attendant des jours meilleurs. La guerre durant plus que prévu elle ne reprit jamais la mission pour laquelle elle avait été prévue. Vendue plusieurs fois elle fut abandonnée et pillée en 1938 et la coque fut définitivement démolie en 1941. Longue de 20,75m pour un maître bau de 5,84m elle utilisait 217,50m2 de voilure pour déplacer ses 75 tonneaux. Un moteur Bolinder de 40 CV complétait l’aide au déplacement.
Le Camaret
Le ”CAMARET” est un cotre langoustier français qui fut construit au début du siècle pour la pêche à la langouste en Atlantique, au large des côtes bretonnes. C’est à une ville de cette région qu’il doit son nom. La maquette est traitée avec le plus grand soin, comme peuvent en témoigner les photos de détails ci-dessous, que ce soit pour le pont ou pour les cordages. Beaucoup d’accessoires particuliers étaient nécessaire pour la pêche aux crustacés.
Le Pen Duick 1
Le premier...
Pen Duick, premier d'une lignée de six bateaux célèbres, accompagnera toute la vie d'Eric Tabarly. C'est à son bord, à partir de 1938, qu'il fait son apprentissage de la mer, de la manoeuvre et de la course. Délaissé à certaines époques, remis à neuf à deux reprises, voilure rehaussée, ce centenaire n'aura jamais été plus beau qu'au moment où son maître l'abandonne à jamais en juin 1998. Aujourd'hui, c'est la famille d'Eric Tabarly qui navigue sur le bateau légendaire. Selon le vœu de son père, Marie Tabarly en est propriétaire depuis sa majorité en août 2002.
Pen Duick, Un cotre centenaire et respecté.
Pen Duick et Tabarly forment un couple inséparable, une union parfaite. La difficulté physique de la manoeuvre, liée à la configuration du gréement et à l'absence totale de winches, ont sans
doute pesé dans l'attachement d'Eric. C'est sûr, l'exceptionnelle notoriété du coureur a contribué à renforcer celle de son bateau. Mais la réputation du cotre noir tient à d'autres facteurs. Son
esthétique est rare avec sa coque tonturée, son avant à guibre et son important gréement aurique ; sa modernité étonne puisque sa coque polyester préfigure le début de l'ère du polyester ; il est
au sommet de la mode, bien avant la réhabilitation, dans les années 1980, du grand architecte anglais William Fife. D'une certaine façon, il porte déjà en lui, les valeurs profondes faisant des
Pen Duick, des chefs d'oeuvre. A côté des engins conçus pour aller de plus en plus vite sur l'eau, en marge de la belle avancée technologique des bateaux de série, Pen Duick continue
inlassablement de véhiculer une certaine idée de la navigation à voile insufflée par quelques maîtres à penser. Et le public ne cesse d'applaudir à ses appareillages.
Historique
Un bateau familial né en Ecosse
Guy Tabarly, le père d'Eric achète Pen Duick en 1938 à la famille Lebec de Nantes. C'est l'époque en
France de la naissance de la plaisance et les yachts sont très peu nombreux. Ce bateau dont le nom breton veut dire " tête noire " et désigne la mésange à tête noire, a en fait été dessiné en
1898 par l'Ecossais William Fife sous le nom de Yum. A 41 ans, Fife est déja l'un des plus grand architecte naval du moment. Son talent va engendrer bien d'autres bateaux. Il construit dans ses
hangars de Fairlie, un village situé au sud de l'embouchure de la Clyde. Mais Yum, quant à lui, verra le jour au chantier Gridiron and Workers Carrigaloe, près de Cork en Irlande pour, son
premier propriétaire Adolphus Fowler .
En rachetant Pen Duick à son père, Eric Tabarly en devient le quinzième propriétaire. Nous sommes en 1952 et il est âgé de 21 ans. A partir de cette date, il ne le quittera plus. Quand il suit les cours de Navale à Brest, la "mésange" mouille au pied de l'Ecole dans l'anse de Lanvéoc-Poulmic. A son retour du tour du monde à bord de la Jeanne d'Arc où Eric termine son apprentissage de marin de métier, son père vient à sa rencontre dans le goulet de Brest avec le fidèle Pen-Duick. Avec lui, il participe à ses premières courses du RORC dans les années 60. Entre les voyages accomplis autour du globe et les grandes courses, il vient se ressourcer à son bord.
Au fil des milles et des expériences, Tabarly peaufine Pen-Duick pour en faire le voilier unique que nous connaissons. La chirurgie lourde qui permit de sauver le bateau une première fois date de 1958. En plastifiant au chantier Costantini de la Trinité la coque pourrie, Tabarly devient propriétaire du plus grand bateau en polyester de l'époque. Cette opération sera volontairement un obstacle à son classement en tant que "monument historique", mais elle le sauvera de la destruction et rendra sa coque particulièrement solide et saine pour le restant de ses jours.
Courant les mers en course, Tabarly a laissé son bateau offert aux intempéries de trop longues années. Le pont en contreplaqué est totalement détruit ainsi que les superstructures. Vingt ans plus tard, une nouvelle intervention s'impose. En 1983, Pen-Duick est remorqué du Crouesty à St-Malo par Pen-Duick VI pour entrer au chantier de Raymond Labbé. Pendant six ans, en commençant par les aménagements, le chantier Labbé refait complètement le bateau en effectuant petit à petit les travaux adaptés à la bourse d'Eric. Pen-Duick reprend la mer en 1989 à l'occasion des Voiles de la Liberté, le rendez-vous des grands voiliers à Rouen. Basé à Bénodet, il continue de labourer la mer bleue de Bretagne sud. Dans les années 90, il goûte aux charmes des compétitions méditerranéennes en participant aux régates dorées de Monaco, Cannes et St-Tropez où il côtoie des bateaux issus de la même planche à dessin et qui fêtent comme lui son centenaire, ou presque ! Tous participent au renouveau de la belle plaisance.
En mai 98, pour son véritable centenaire célébré à Bénodet par une foule d'admirateurs et d'amis, Pen-Duick n'a jamais été aussi beau. " Il n'a jamais connu une peinture de coque aussi réussie" avoue Eric. A la manière d'une noce bretonne, l'anniversaire du premier et du dernier bateau d'Eric Tabarly va durer trois jours pleins. Huit yachts du début du siècle dessinés, comme Pen Duick, par l'architecte William Fife, font honneur à l'ancêtre. Point d'orgue de cette fête unique : la remontée de l'Odet dans un écrin de verdure orné au printemps de bouquets de rhododendrons rouges sang. Sous voile de cape et trinquette, Pen Duick entouré des siens effectue un bel aller et retour sur la rivière, salué sur son passage par la foule, et de loin en loin, par le son des cors de chasse faisant écho sur les rives. Une semaine plus tard, Eric a décidé de participer avec son bateau à la fête donnée en l'honneur de l'architecte Fife. Il appareille en direction de l'Ecosse. C'est sa dernière navigation. Malgré l'absence du maître, un équipage de fidèles a terminé le convoyage. Pen Duick est à Fairlie. En le voyant naviguer tout dessus parmi ses pairs, les observateurs émus n'ont d'yeux que pour son barreur.
L'Elbe
L'ARM 82, bateau hollandais
Le Sanson, remorqueur.
Le Zénith, chalutier.
Il y en a encore bien d'autres, et beaucoup sont chez les enfants et petits-enfants.
La prochaine maquette, qui est déjà en construction, est l'Allege d'Arles de 1877.
Dans un prochain article, nous découvrirons les talents d'artiste peintre, de Monsieur CRES, amoureux de la mer et de Carteret.
Un retraité pas inactif, fervent passionné de maquettes de bateaux en tous genres et également peintre marine en aquarelle, c'est Monsieur Raymond Cres de Carteret.
En primeur, la maquette du côtre RENARD, réalisée par ses soins.
J'espère pouvoir vous présenter quelques unes de ses réalisations, le personnage vaut le détour !