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Blog créé le 18 février 2010

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Céphalopodes : l'encornet

 

 

 

Calmar1

 

 

 

Encornet 

 

 

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Carte d’identité du calmar
Classe: Céphalopodes
Ordre : Décapodiformes
Famille : Loliginidés
Nom : Loligo vulgaris.
 
                              Un calmar, un calamar ou un encornet ?
                              Calmars, calamars et encornets... plusieurs noms pour désigner un seul et même animal. La nature a créé cet animal, à partir d'un ancêtre qui ressemblait à un escargot à la coquille pas encore enroulée. Il aura fallu 500 millions d'années pour un tel prodige. De nos jours, les 300 espèces de calmars peuplent toutes les eaux du globe et représentent une fantastique réussite évolutive.

                              Comment reconnaître le calmar ?

                              Description

                              L'espèce française la plus fréquente est Loligo vulgaris.
                              Le corps est allongé et pointu à son extrémité postérieure. Les organes sont protégés par le manteau. Le manteau est, avec les bras et les tentacules, la partie du corps que l'on consomme lorsque l'on prépare une seiche ou un calmar. Il est épais et présente cette chair blanche (une fois cuite) caractéristique des décapodes.
                              Chez les calmars, il existe une petite coquille interne, fine et transparente qui ressemble à une plume.
Sur les flancs du manteau, on trouve des expansions natatoires, qui permettent des déplacements rapides. Mais le calmar peut également se propulser vers l'arrière grâce à son siphon, un organe en tube qui se trouve entre la tête et le début du manteau, ventralement. L'eau est ainsi stockée dans le manteau avant d'être expulsée, entraînant une propulsion vers l'arrière. Ce mouvement rapide peut permettre l'évitement d'un prédateur. Ainsi, le siphon n'est pas utilisé dans la nage normale, ce sont les expansions latérales qui en ondulant assurent ce rôle.

                              La tête dans les pieds ou les pieds dans la tête ?

                              La tête est spectaculaire, avec un oeil énorme, et les 8 bras et deux tentacules qui caractérisent tous les Décapodes (décapode signifie qui a 10 pieds).
                               Attention à l'usage du terme tentacules. Il s'agit d'organes préhensiles, que le calamar peut projeter vers l'avant afin de saisir sa proie. Cette dernière est ensuite amenée entre les bras, autres organes à ventouses mais qui ne se projettent pas. Les bras tiennent fermement la proie pendant que le bec entame son travail.
                              Calmars et seiche possèdent ainsi un « bec », dont la forme rappelle celui des perroquets. Ce bec est une production chitineuse, la chitine étant la molécule permettant la construction de structures dures chez les invertébrés. Sur le corps, on observera facilement une des particularités anatomiques les plus extraordinaires de l'animal, les chromatophores. Il s'agit de cellules pigmentaires qui, en se dilatant ou se rétractant, permettent de changer le patron de coloration de l'animal. Les calmars, comme les seiches, peuvent ainsi avoir une robe mimétique.

                              Taille
                              Loligo vulgaris atteint une soixantaine de centimètres, ce qui est une taille normale pour un calmar, mais il existe des calmars gigantesques, dont la longueur dépasse souvent les 10 mètres si on inclue les tentacules. C'est le cas chez les deux plus grands calmars, l'architeuthis et le calmar colossal.


                              Longévité
                              Seulement quelques années, les céphalopodes grandissant très vite.

                              Quelques particularités des calmars :
                              L'axone (Axone : prolongement fibreux du neurone qui conduit l'influx nerveux) des calmars est le plus grand du règne animal, il contrôle le manteau et le système de propulsion par le siphon. Chez certaines espèces, il a un diamètre de 1 mm, soit 1 000 fois celui de beaucoup de mammifères.

                              Les calmars, et les céphalopodes dans leur ensemble, sont plus intelligents que les autres mollusques. On notera, par exemple, qu'ils développent des méthodes de chasse en groupe, comme les poissons.

                              La poche d'encre est une incroyable spécialisation des céphalopodes. Une glande est capable de produire de l'encre, que le calmar peut rejeter par son siphon en cas d'attaque, se protégeant ainsi de la vue des prédateurs. Notons que la seiche et la pieuvre produisent plus d'encre que le calmar. Lorsqu'on prépare un calmar ou une seiche pour les consommer, il faut faire attention à ne pas casser la poche d'encre, sans quoi vous mettrez de l'encre absolument partout. Dans certains gisements fossilifères préservant les parties molles, on a trouvé des céphalopodes fossilisés parfaitement conservés, avec la poche d'encre toujours présente. Il suffisait de mouiller cette encre âgée de 140 millions d'années pour qu'elle retrouve une apparence proche de celle initiale.
                              Ethologie du calmar
                              Alimentation
Les calmars se nourrissent essentiellement de poissons pélagiques, au contraire des seiches qui, vivant plus près du substrat, consomment énormément de crustacés. Les calmars chassent en bancs en pleine eau, et on a vu des techniques de chasse élaborées, incluant l'encerclement des proies et l'attaque simultanée des poissons une fois concentrés.

                              Activité
                              Les calmars se déplacent en bancs, et présentent des migrations trophiques et de reproduction. Sur nos côtes, c'est surtout durant l'hiver que leur capture est possible, les calmars s'approchant du bord jusqu'à être pêchables dans les ports.

                              Reproduction
                              Les femelles possèdent un ovaire impair et translucide et des glandes nidamentaires, qui vont produire une substance protégeant les œufs. Les mâles possèdent un large testicule et une cavité qui contient des spermatophores, des petits sacs remplis de spermatozoïdes. Lors d'un accouplement rythmé par des danses nuptiales et des changements de coloration, le mâle et la femelle se mettent tête contre tête, et le mâle dépose les spermatophores dans le manteau de la femelle. Les céphalopodes possèdent pour cela un bras modifié, le bras hectocotyle. Ce n'est qu'ultérieurement, dans le corps de la femelle, que les œufs seront fécondés.
 

 

 

 


 
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