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analyse audience

  • : Association des Plaisanciers de Port-Dielette
  • Association des Plaisanciers de Port-Dielette
  • : Favoriser, soutenir ou initialiser toute action visant à : La défense de la liberté de l'usage de la mer et notamment de la pêche de plaisance sans aucun but lucratif. La Sauvegarde et la Protection de la faune, de la flore et du littoral et le Respect de l'environnement et du cadre de vie. Le Développement des qualités morales et de Solidarité entre gens de mer.

Gastéropodes : le bigorneau

 

 

 

Bigorneau

 

 

 

bigo

 

 

                          Autres noms : Bigorne, brelin, guignette, littorine, troque, vigneau ou vignot.


                          Description :
 

                         Qui ne connaît ce mollusque très apprécié. C’est le vigneau des Normands, le Bigorneau des Bretons.
Sa coquille conique de 1 à 3 cm de haut est brune, rayée de noirâtre. Elle possède une ouverture semi-lunaire fermée par un opercule brun que les enfants utilisent volontiers comme grain de beauté. On le trouve partout sur les rochers, sous les pierres, dans les fentes découvertes par la mer, mais les plus gros modèles vivent dans les herbiers, les zostères, les mêmes que fréquentent les coquilles Saint-Jacques. Pourquoi trouve-t-on un nombre aussi important de bigorneaux vides sur le rivage alors que leur habitat se situe au niveau de la zone découverte pendant les marées de basse mer.
                          Cela tient à une raison bien simple : la décomposition du pied et surtout la putréfaction du tortillon noir interne produisent un dégagement gazeux. Les parties molles s’éliminent peu à peu mais du fait de la conformation de la coquille, les gaz demeurent prisonniers et s’accumulent sous la pointe. Chaque bigorneau devient une petite montgolfière et se laisse emporter par les flots jusqu’à ce que les vagues le poussent vers le rivage où il s’échoue pour la plus grande joie des enfants qui confectionnent des colliers.

 

                          Comment pêcher le bigorneau :
 

                         On commence à les rencontrer même lorsque le coefficient de la marée est faible. Au lieu de chercher les bigorneaux sur les rochers, il faut prospecter  les vasières où poussent les zostères, c’est sur ces herbiers qu’ils grossissent le mieux. Ils y sont meilleurs car l’eau claire et courante leur évite ce goût de vase que possèdent ceux qui vivent trop près de la côte. Là on pourra espérer découvrir une coquille Saint-Jacques. Il suffit de se baisser pour les ramasser mais les plus gros spécimens se nichent dans les fissures, d’où il est quelques fois difficile de les extraire.
                          Voici un procédé très simple pour pêcher les bigorneaux qui évitera les courbatures :

 

                          A l’intérieur d’un tuyau en matière plastique de teinte neutre, sans odeur, 1 à 2 mètres de long sur 10 à 20 de diamètre, on introduit quelques algues. On le place au milieu des herbiers en le maintenant à l’aide de grosses pierres. A la marée suivante, les bigorneaux sont dans le tuyau.
                          Il y a aussi le ramassage tout simple à la main. On fera le choix des plus beaux spécimens. De goût très fin, ils sont très recherchés, mais pour les déguster, il faut une bonne dose de patience. Retirer la petite pastille qui se trouve à l’entrée de la coquille, puis décoquiller à l’aide d’une grosse épingle.

                          Comment les préparer :
 

                         Laver soigneusement les bigorneaux et les faire cuire 8 à 10 minutes dans un court-bouillon bien parfumé. Egoutter et laisser refroidir. On peut aussi ajouter quelques gouttes d’huile dans le court-bouillon pour favoriser l’extraction des mollusques.

 

 

 

                             La brève de l'Amiral

 

                             Le vignot, ou vigneau, lui, est de bien plus petites dimensions. Il existe, là encore, diverses variantes de l'espèce, caractérisées surtout par des différences de couleur de coque, de forme aussi.

                              Le vignot se présente le plus souvent sous l'aspect d'une minuscule boulette, noire ou grise, d'un ou deux centimètres de diamètre au maximum. Comme le ran, il vit dans une coque spiralée, mais aux spirales écrasées et non plus allongées. L'orifice est toujours obstrué par une pellicule assez dure, appelée cachet, qui permet à l'animal de se tenir à la fois clos et couvert.

                              Le vignot pullule véritablement sur les côtes rocheuses de l'Atlantique et de la Manche. On l'y ramasse sans autre peine que celle de se baisser. Lui aussi vit en colonies, surtout aux environs de la basse-eau — par grande marée.

                              Court-bouillonné, comme le ran, le vignot s'extrait moins aisément de sa coquille, en raison de son exiguïté et surtout de son enroulement. II faut l'y cueillir, après cuisson, au moyen d'une longue épingle, en risquant souvent de laisser à l'intérieur de la coque les deux tiers postérieurs du mollusque, dont la queue, la partie la plus fine.

                              Tels sont les principaux mollusques dont il vous sera loisible de faire provision si, en ces temps printaniers, vous vous trouvez sur quelque côte à rochers de varech. Vous y rencontrerez aussi quelquefois des oursins de petite taille. Ne vous embarrassez pas de ces fausses châtaignes de mer, dont la Méditerranée seule conserve le privilège. Ailleurs, ce mollusque ne vaut pas chipette.

 

 

 

 

 
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